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TraficART2010
Les formes du temps
Mot de la commissaire
Nicole Gingras
1er août
Les formes du temps — titre thématique du 5e TraficART — porte sur les questions d’échelle en relation avec l’espace et le temps. L’événement se déploie dans six lieux de diffusion de la ville de Saguenay accueillant la présentation de 25 artistes du Québec et de l’étranger : le Hangar, [Séquence], la Bibliothèque de Chicoutimi et la salle Murdock, Le Lobe, Espace Virtuel et le viaduc de la Pulperie de Chicoutimi. La question ou notion d’échelle abordée dans cet événement prestigieux permet de traiter tant la dimension physique d’une image ou d’un objet que sa dimension politique, symbolique ou poétique. Pour l’ensemble des œuvres présentées en exposition, performance, performance sonore ou chorégraphie, il s’agit ici autant d’habiter que de mesurer : habiter l’espace, mesurer le temps, habiter le temps, mesurer l’espace.
L’esquisse, la maquette, la miniature, le modèle réduit, l’œuvre discrète ou presque invisible côtoient l’œuvre monumentale, les structures ou les formes impressionnantes. Les questions de camouflage, d’étrangeté et les phénomènes rappelant quelques principes physiques (lois de la gravité, apesanteur, propriétés magnétiques) s’y côtoient. La dimension grande ou petite d’une œuvre dans l’espace et la démesure d’un processus créateur dans un temps infiniment court ou dans la durée font surgir la relativité de ce qui semblait à première vue minuscule, normal et plausible ou gigantesque, anodin, curieux ou fascinant. Les formes du temps aborde donc des problématiques liées à la sculpture et à l’architecture ainsi que des phénomènes se rapportant à la perception et à l’interprétation des images et des sons.
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