| Susan Coolen
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Susan Coolen
Re-viewing the Nude and Refusing the view
16 janvier au 16 février 1997
L'ambiguité, les énigmes visuelles, les espaces éphémères et mystérieux s'unissent pour ébranler le sens des images et en déplacer le temps et le contexte. Ces éléments reflètent l'intérêt de Susan Coolen pour «l'illusoire» et «l'imaginaire»; ces images provoquent des associations ou des réponses mais, ici, nous ne sommes jamais capable de nommer les espaces, le temps, les objets.
Susan Coolen nous propose des réflexions concernant le nu féminin avec quatre oeuvres photographiques divisées en deux groupes. Le point de départ de sa réflexion -le «nu» de l'histoire de l'art. Coolen sonde la dynamique et les complexités de l'acte de voir, ceci dans une oeuvre qui, par essence, interroge. Ainsi, l'acte de voir est pris dans le sens d'une participation active de la part du spectateur/trice qui peut réexaminer ces «définitions proscrites» qui nous sont offertes, même imposées, à travers le temps et l'histoire. Dans Re-viewing the Nude (Re-visionner le Nu) qui est une composite de parties de corps segmentés, la perspective et le point de vue sont perturbés». Cette première image y est confrontée par celle du mur opposé, qui est celle d'un torse inférieur, n'ayant pas été compris dans le premier groupe. Dans un trajet qui passe de «l'idée» de la représentation «classique» en sculpture, le corps du Christ crucifié «rendu érotique», le réceptacle féminin du «regard» dans les débuts de la photographie, la «déconstruction» du corps dans la publicité et jusqu'aux «re-constructions» possibles du corps, l'artiste nous offre une occasion de réfléchir sur les significations dérivées ainsi que sur nos perceptions en ce qui concerne l'érotisme qui nous est imposé.
Dans le deuxième groupe, Refusing the View (Refuser la Vue), deux images sont l'une à côté de l'autre : la première est un nu féminin assis, une image floue; la seconde est une main qui semble vouloir empêcher la vue d'un torse inférieur. L'artiste demande : «En représentant le nu d'une manière qui questionne nos perceptions antérieures, peut-on commencer à briser les codes? Pouvons-nous devenir encore plus conscients de comment et pourquoi nous regardons si cet «acte de regarder» est perturbé? L'oeuvre de Coolen tente de «perturber le sens (...) et de déplacer le temps et le contexte» tout en explorant «ce qui est personnel et politique à la fois.»
NOTES BIOGRAPHIQUES
Susan COOLEN est née à Halifax et elle réside présentement à Chicago où elle poursuit une maîtrise en photographie au Columbia College Chicago, Chicago, Illinois. Elle a obtenu son baccalauréat en photographie de l'Université Concordia.
Son travail a été présenté tant au Québec qu'au Canada, notamment à la Neutral Ground, Régina, Saskatchewan en 1996, à la Galerie Arts Sutton, Sutton et la Galerie Occurence à Montréal en 1995. Sa recherche artistique a reçu, en 1996, l'appui du Conseil des arts et des lettres du Québec.
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