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Gil
Pitre & Sébastien Dion
Quarantaine
Du 16 février au 29 mars
2000
Une quarantaine de jours de création
en direct dans des espaces voués à la diffusion, à
la production et à l'expression médiatique. Dans l'isolement
de leur pratique artistique et de leur démarche esthétique,
Gil Pitre et Sébastien Dion, un peu comme dans ces temps
très lointains où des hommes exécutèrent
avec des morceaux de terres colorés des formes sur des parois,
feront une résidence de création dans un esprit interractionnel
d'influences.
Des discussions sur les matériaux
technologiques et leurs rapports dans le faire et le devenir de
l'oeuvre actuelle, entre autres, la peinture, la photographie, etc.;
un programme vidéo, un débat public, une rencontre
/ vernissage avec le milieu des affaires de Chicoutimi et une avant-première
des Rendez-vous du film sur l'art auront lieu durant cette même
période.
Notes biographiques
GIL PITRE est d'origine gaspésienne.
Il a une formation de peintre. Il vit et travaille à Chicoutimi. Sa
démarche artistique s'articule autour de l'identité
associée au paysage et cela dans un rapport lié à
l'expérience humaine. Il a exploré diverses facettes
du paysage et, en 1998, il entamait des recherches sur les formes
et les figurations à mi-chemin entre le signe et le symbole.
L'utilisation des outils technologiques lui a permi d'arriver
plus rapidement à un dénouement dans ses recherches,
tout en préservant son intuition plastique et graphique.
Sans le déloger, le numérique est venu enrichir sa
pratique de peintre. La Quarantaine lui permettra
de pousser encore plus loin son expérimentation.
SÉBASTIEN DION est récipiendaire
du prix Jeune carrière de la dernière
Biennale du dessin, de l'estampe et du papier matière du
Québec à Alma. Son travail a été présenté
entre autres, à Engramme (Québec). Il
vit et travaille à Chicoutimi. Il est de cette génération
d'artistes qui ont apprivoisé les nouveaux supports et les
nouveaux outils, mais qui en questionnent l'aboutissement figuratif.
«Cette imagerie numérique crée-t-elle vraiment
des possibles infinis ou ne nous fait-elle pas plutôt prendre
conscience de l'existence d'une infinitude de procédés
qui peuvent dorénavant servir à exprimer le monde? Car, c'est encore de cela dont il est question : représenter
notre vision du monde à l'aide de sujets réels ou
imaginaires, dans une combinatoire de formes et de couleurs appliquées
sur un support. Et, comment dépeindre ce monde?»(1) «L'artiste restaure ouvertement et sans pudeur le sens esthétique
naguère honni par une utilisation détournée,
voire subversive, de l'image. (...) Son travail témoigne
pleinement des mutations que subissent actuellement la figuration,
l'art pictural et l'expression plastique en général».(2)
Notes
(1).
Christine Martel
(2). Dany
Quine, LE SAMEDI, 27 novembre 1999
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