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©Gail Paslawski
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Gail
Paslawski
Danse
Macabre
Du 1er au 30 avril 1999
«Je m'intéresse aux éléments
du temps, de l'histoire et de la mémoire, et les liens qui
existent entre eux. Plus particulièrement, je m'intéresse
aux liens existant entre l'histoire ancestrale et l'histoire personnelle,
la fragmentation de la mémoire et la retrouvaille d'histoires
perdues pour inclure la transcendance du «soi». J'essaie
d'examiner la nature du symbole et la signification du geste à
travers des représentations de l'archaïsme, le rituel,
la cérémonie et la tradition. Je m'intéresse
aussi au chevauchement de certains symboles et de rites de passage
à travers l'histoire, la culture et la religion. Mes recherches
théoriques m'ont menée à me concentrer sur
le parallèle existant entre les opposés et les extrêmes.
Cette idéologie se réfère
à la notion existentialiste que «tout persiste dans
rien», ainsi qu'aux limites imperceptibles entre l'absence
et la présence, la croissance et le pourrissement, l'animé
et l'inanimé, la beauté et la morosité. À
l'intérieur d'un domaine visuel, je contemple la communication
métaphorique qui se trouve entre la sensualité, la
sérénité, la tragédie, la banalité,
le sacrifice, le chagrin et le désir. Je m'intéresse
aussi à l'idée que comme à la naissance, l'extase
et la beauté existent aussi dans la mort et la morosité.
Les images projètent une curieuse sensation de séduction
avec l'invraissemblance et l'intensité associées à
la noirceur et ce qu'on considère comme étant ambigu
ou incertain.
J'aimerais explorer le pouvoir symbolique
des images : leur pouvoir à nous émouvoir et à
nous faire réagir. Les buissons en automne se préparant
à l'approche de la première neige m'ont inspirée
à créer des images qui suggèrent un pareil
sentiment de hantise, de grâce et d'austérité.
En tenant compte du pouvoir du signe et du symbole, j'essaie de
recréer ce genre d'images qui éveilleront non seulement
des sensations souvent associées à la mort telles
que le silence et la tranquilité, mais aussi les sensations
subconscientes telles que le toucher, le goût et l'odeur du
corps, notions de sensualité et d'érotisme. Aussi,
à travers ces images, la forme humaine/sculpturale est représentée
en tant que «nature-morte», l'incarnation physique de
témoignage ou d'artefact suggérant métaphoriquement
la transformation, l'évolution et la mémoire».
Gail
Paslawski
«La
chair, l'os et le sang ne sont que le rêve du moment pourtant,
ils suffisent». Kamishio
Notes biographiques
GAIL PASLAWSKI est née à Winnipeg où elle a obtenu un Baccalauréat en arts (littérature/histoire) à l'Université de Winnipeg. Elle réside présentement à Montréal où elle a obtenu son Baccalauréat en beaux-Arts (photographie) à l'Université Concordia. Son travail artistique a été présenté dans divers lieux de diffusion de la photographie au Québec, notamment à la galerie Vu à Québec en 1996 et à la Dazibao à Montréal en 1997. |