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©Har-Prakash Khalsa
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Har-Prakash
Khalsa
The
hole project
Du 8 au 31 octobre 1999
«La métaphore «le
corps humain est un temple» est devenue pour moi tellement
évidente lorsque, en présence de mon épouse,
j'ai participé à la naissance de mes trois enfants.
Ces cadeaux de la vie ont déclenché en moi une exploration
encore plus profonde de toutes les ouvertures du corps humain en
tant que portes de la conscience.
L'exposition The hole
project approfondit mon sujet précédent
en incluant les corps humains hors de leur contexte familial, et
en privilégiant davantage le corps pour lui-même. Alors
que les images deviennent de plus en plus petites, leur importance
ne s'en trouve qu'amplifiée et glorifiée, tout en dépassant
la préoccupation de la famille individuelle pour inclure
la famille universelle.
Une des raisons pour lesquelles
j'ai entrepris cette étude était dans le but de transformer
l'ordinaire en extraordinaire, et cela grâce à la glorification
visuelle. Ces ouvertures nous les possédons tous et nous
nous en servons quotidiennement sans y prêter attention. Elles
sont nos portes aux perceptions, expériences, plaisirs et
douleurs. À travers elles, nous allons et venons dans notre
réalité et notre corps matériel, à la
naissance et à la mort. Nous sommes captivés par ces
ouvertures et nous les explorons à divers moments de notre
vie. Les valeurs culturelles, religieuses et sociales influent sur
notre acceptation de certaines de ces ouvertures et à la
répression des autres.
Photographiquement, les ouvertures
ont toutes le même statut. Visuellement, elles sont une expression
d'individualité, à travers les différentes
pigmentations, le vieillissement et la force vitale - chaque «paysage»
- est remarquablement différent des autres.
Je crois que la conscience change
selon la façon dont nous nous servons de nos ouvertures,
ou «dix portes», comme on les appelle dans certains
textes religieux et «yogiques». Elles sont des points
d'entrée au royaume des sens, et l'expérience sensorielle
peut nous rapprocher ou nous éloigner de notre relation avec
notre âme. Plusieurs questions importantes de la vie et de
nombreux choix d'activités se retrouvent autour de ces ouvertures; voir ou ne pas voir, parler ou ne pas parler, coucher ou ne pas
coucher avec quelqu'un, donner ou ne pas donner naissance, connaître
ou ne pas connaître l'état cosmique de la conscience,
etc. Ces ouvertures sont également des portes au relâchement
des diverses énergies du tréfonds de nous-mêmes : la vocalisation, l'éjaculation ou même l'allaitement.
Ces portes peuvent laisser entrer certaines des grandes forces de
la nature : lumière, son, odeur et goût, façonnant
notre expérience de la réalité.»
Notes biographiques
HAR-PRAKASH KHALSA est né a Toronto, il réside
actuellement à Owen Sound en Ontario. En 1989, il a reçu
le diplôme du Ontario Collège of Art en Art expérimental.
The Hole Project a été présenté
à Tom Thomson Memorial Art Gallery, Owen Sound (On.), Floating
Gallery à Winnipeg (Man.), à
la Grunt Gallery à Vancouver (B.C.), The Harcourt House Gallery,
Edmonton (Alb.), Neutral Ground, Regina et Easten Edge, St-John's
(Newf.).
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