Artiste multimédia, Kevin
Kelly aborde le paysage, son histoire et ce qui le transcende.
Il s'intéresse aux médias qui, par manipulation,
produisent des représentations dans notre société.
Under the threshold
questionnent la nature urbaine et, aussi, où
notre corps et le paysage commencent. Il dit : «Il
est essentiel de se demander si l'expérience
des paysages urbains peut inclure l'expérience
psychologique du sublime».
Les deux nouvelles pièces
présentées questionnent le sublime,
à savoir si cela est inné ou bien
si cela fait partie d'un certain apprentissage de
notre pshychologie sociale. Dans les siècles
qui nous ont précédés, les
représentations contenaient certains éléments
de danger. La nature, le paysage étaient
des éléments subliminaux, omniprésents.
Ils le sont encore aujourd'hui mais notre perception
et notre interprétation sont tout autres.
Dans la première pièce
du projet, Under the threshold, il
y a comme élément une photographie
d'un bord de mer dans le brouillard et une bande
vidéo en continu d'un geyser en éruption.
Sur les deux éléments, une transformation
technologique des représentations a été
effectuée. Dans la seconde pièce,
il réinvente le sublime en regroupant sur
un mur des peintures qui ont un caractère
médical et qui représentent l'épiderme
humain. Cette oeuvre nous éloigne délibérément
des images traditionnelles idéalisées
de la nature et s'apparente davantage aux paysages
urbains et industriels.
Notes biographiques
KEVIN KELLY
enseigne actuellement à Hollywood en Floride.
Il a enseigné dans diverses universités
canadiennes et québécoises; sa recherche
artistique a reçu, à maintes reprises,
l'appui du Conseil des Arts du Canada et du Ministère
des Affaires culturelles du Québec. Son travail
a été présenté au Japon,
en Europe, aux États-Unis, au Canada, au Québec
et, entre autres, à Langage Plus, à
Alma, en 1988.