©Robin Dupuis

Robin Dupuis & Myriam Bessette

Images sonores

16.01.03 > 23.02.03

Les Images sonores de Bessette et Dupuis, jeunes artistes du groupe Perte de Signal, dont les pratiques sont essentiellement axées vers l’expérimentation du multimédia, se jouent au niveau de la perception physiologique. Avec ces Images sonores où le corps du visiteur est abordé comme un réceptacle agissant, les artistes cherchent à savoir comment celui-ci perçoit, ressent et enregistre des signaux numériques.

Ces œuvres exploratoires, basées sur des vibrations produites par des ondes sonores et visuelles, sont constituées d’installations à la fois minimalistes et complexes. Elles sont minimalistes dans le sens où seuls des moniteurs vidéos et des enceintes acoustiques mobilisent l’espace. La complexité se situe alors au niveau du parallèle et d’une collision entre l’image et le son à savoir comment ils cohabitent dans l’espace, comment ils se rejoignent, se complètent ou se confrontent et, entre les deux, comment la position du récepteur (le visiteur) vient interagir dans ces espaces que l’on peut qualifier de cognitifs.

Notre culture occidentale nous a habitués et ce, depuis la Renaissance, à une certaine «lecture» de l’image qui se veut de prime abord plus intellectuelle, c’est-à-dire une lecture procédant par une reconnaissance hiérarchique des figures, des formes. Avec des œuvres, dont le médium est une machine programmable et dont les éléments sont constitués d’un véritable langage, il ne s’agit plus de matières et de pigments, mais de codes mathématiques, donc logiques, il est intéressant de constater que, paradoxalement, ces images touchent d’abord le sensoriel. C’est donc l’affect et non l’intellect, qui, dans un premier temps, est sollicité.

Avec ces Images sonores, Myriam Bessette et Robin Dupuis invitent les visiteurs à «vivre une expérience» dans le sens pur du terme.